Photo-plasticienne / Visual Artist
DIGITAL ARTPHOTOGRAPHIESVIDEO

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French 100% = ¼ french + ¼ german + ¼ Austrian + ¼ Hungarian = European product

Therefore i speak, write, read in french, english, german and italian

My studies:
Sorbonne – Paris I – D.E.A. en art contemporain / master 2 in Art History
ParisX Nanterre – Sciences Politics
Ecole de l’image – Les Gobelins – Paris

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DéFAIRE. REFAIRE. FAIRE
Je fais de la créative destruction

TO UNDO. TO REDO. TO DO…
I do Creativ Destruction

FAISEUSE D’ IMAGES

J‘écris des histoires à partir de mes photos prises au quotidien.
J’aime les images! J’aime les écrivains! J’aime l‘écriture!
Sur la page blanche de mon écran d’ordinateur, j‘écris, je calligraphie mes textes
et ceux de mes écrivains préférés sur mes photos recomposées.
Mon crayon, ma plume, mon encrier, mes pinceaux sont cachés dans mon clavier.
Je griffonne, dessine, colorie.
Je colle, gomme, corrige.
Je fais, défais, refais pour raconter une histoire visible et lisible.
Ecrivain graphique, je fais des photographiques.

« Voici la surface. A vous maintenant d’appliquer votre réflexion, ou plutôt votre sensibilité, votre intuition, à trouver ce qu’il y a au-delà, ce qui doit être la réalité, si c’est à cela qu’elle ressemble »
Voici donc ma surface, que je vous livre avec pudeur et émotion, à vous maintenant de décrypter le sens caché.

“Here is the surface. It is up to you to use your intelligence , or rather your sensitiveness to find what’s beyond it, what reality ought to be, if it really is the way it looks.”
I deliver my surface to you with all my artistic emotion and modesty. It is up to you now to decipher its hidden meaning.

#citations extraites de « sur la photographie » de Susan Sontag

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et un peu plus…

and a little more…

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>par Sandra Detourbet
Artiste peintre-écrivain

Et le droit à l’image, Doris Stricher?

Surtout ne la dérangez pas!
Elle s’amuse très sérieusement, avec la douceur d’une femme, l‘élégance des perles, la vigilance d’un auteur et la douleur du monde.
Feu de tous bois, boutures…Les mots en toile de Jouy, instantanés détournés, support vitré ou virtuel. Oui, mais là n’est pas le sujet.
Ce peintre aux médiums graphiques et photographiques perce à jour ce qui sans l’occulter efface l’horreur du monde. Son propos nous sauve de la rumeur et nous indique où l’air est vivant, où l’aube est juste l’aube, ni plus, ni mieux. Juste l’aube

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>by Michel Bénard
Lauréat de l’ Académie française

Exposition Espace Mompezat (S.P.F) du 02 au 15 Novembre 2013.
“Gaz à tous les étages”
Doris Stricher – graphiste-photographe –
 

… ce qui retient notre attention aujourd’hui est l’objet de  sa démarche, de son mode d’expression, son cri de vie, car l’œuvre de Doris Stricher est un véritable cri sociétal, une prise de conscience profonde et universelle.
Elle en appelle à la réflexion et à la mise en situation.
Pour tout dire elle élabore une photographie comme on écrit un poème de la résistance, comme on rédige un tract pour l’humanisme, comme on milite ou tire une sonnette d’alarme.
Ainsi par superpositions d’images, de graphismes, d’écriture,
elle va mettre en résonnance sa vision ou son angoisse de la vie, ou plus précisément de ce que devient la vie.
D’une manière diaphane et en filigrane elle nous plonge presque poétiquement au cœur de l’aliénation du monde, de l’ivresse du pouvoir, de l’érosion planétaire prématurée.
En un mot de l’anéantissement de l’homme !
Disons plutôt du genre humain.
Elle travaille par images dédoublées, superposées, mêlées, par retour de vision qui gravitent autour de nos rêves.
Rêves d’un univers idéal, de paix, d’amour, un monde presque parfait.
Néanmoins, tout semble si fragile, si éphémère, tout n’est que bris de glace, intemporalité, le flou est permanent, indéterminé.
Comme ce visage du peintre autrichien Egon Schiele, dont le portrait nous apparaît au travers une fusion réelle et irréelle. Où est la vérité ?
Oui, l’univers de Doris Stricher est une robe de papier, un voile sur deux visages en filigrane, un inquiétant constat d’ incommunication.
Notre artiste nous propose autour de ses compositions photographiques, infographiques, graphiques ou collagistes, une vision de notre environnement, une déchirure, mais aussi beaucoup de lucidité et de poésie.
A sa façon elle recompose la réalité, souffle une volonté d’unité dans un monde en totale dualité aux couleurs maniqueistes.  
Doris Stricher tente de marcher vers plus de lumière, de nous restituer une épiphanie, de s’engager sur la ligne de partage des eaux et de croire encore en une lueur d’espoir.

 

 
 
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> by Isabelle Varitto

Qu’est-ce que le réel finalement? Ce que l’on voit ou ce qu’on ressent? Dans un univers où le visuel devient virtuel et les images manipulations mercantiles, le réel fuit et s‘échappe. Seules les émotions secrètes semblent encore réelles. Doris Stricher exprime avec force et talent cette cacophonie moderne et cette réalité qui se dérobe. Elle expose à l’espace Saint-Bernardin des oeuvres photographiques remarquables, servies par les nouvelles technologies : “ Le numérique et photoshop m’ont offert le support d’expression qui me correspond” Ses images, superposées, assemblées, retravaillées, choquent par contraste, interpellent, dérangent.

Cacophonie d’une réalité à reconstruire. Absurdité d’un monde décadent, violence d’hommes en perpétuel affrontement, corps féminins marchandés et perdus en filigrannes, espaces cosmopolites où tout se mêle, forêts d’immeubles, nature sacrifiée, rêves enfuis et passions sanglantes. Le rouge jaillit, sang et vie, torture, plaisir, corps et esprit, tout s’oppose et éclate en un kaléidoscope étourdissant, au lieu de se fondre.
Dans l’oeil de Doris Stricher, la vitesse s’accélère et les repères se brouillent: mélange et dispersion, anonymat et multiplicité.

L’esthétique n’est pas une préoccupation de cette artiste de talent. C’est le message : “Dans notre monde où règne la pollution visuelle, je déconstruis pour reconstruire dit-elle. Et je recompose une réalité”
L’expo assurément vaut le détour. Jusqu’au 7 mars, à l’espace St-Bernardin.
Elle vous emmène d’Amérique en Italie, pour un voyage qui ne ressemble à aucun autre. Car les oeuvres de Doris Stricher “respirent” cette vision virtuelle, et pourtant bien réelle, qu’elle a cherchée, avec succès, à partager.

ISABELLE VARITTO – Nice Matin article paru le 5 mars 2010

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What’s reality in fact? What you see or what you feel? In a world where things which are visible become virtual and where images become mercantile manipulations, reality flees and escapes us. Secret emotions only, still seem to be real. Doris Stricher expresses this modern cacophony and this elusive reality with talent and energy.
At the Espace Saint Bernardin she exhibits remarkable photos supported by new technologies “Le numérique et Photoshop” offered me the possibility to express myself in a way which suits me”, she says.

Her images are superimposed, collected and touched up. They shock because they are different? They provoke you and they disturb you too.
The cacophony of a reality to be reconstructed The absurdity of a decadent world. Violent women who are being constantly challenged. Women’s bodies constantly haggled over and lost in filigrees, cosmopolitan spaces where everything gets mixed up, forests of buildings, sacrificed nature, forgotten dreams and bloody passions.
The red colour gushes out, blood and life, torture and pleasure, body and mind everything stands in conflict and breaks into a stunning kaleidoscope instead of melting. In Doris Stricher’s eyes, speed increases and guide marks are blurred, Everything is anonymous and multiplied.

This talented artist is not preoccupied by esthetics. This is her message: “In a world where pollution prevails, I destroy in order to reconstruct” she says “and I rebuild a certain reality.” This exhibition is worth seeing, at the Espace Saint Bernardin, until March 7th. She will take you to America, to Italy, for a trip which not like the others. The works of Doris Stricher express the virtual vision (which is also very real) that she is trying to share with us. successfully.

ISABELLE VARITO ( Nice Matin, article paru le 5 mars 2010).

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> by Yves Uro

Doris est mon amie depuis plus de 15 ans, depuis nos années d‘études à la Sorbonne à Paris dans les années 90, sous la férule du Professeur Eric Darragon avec lequel nous préparions un Master 2 d’Histoire de l’art. Je travaillais sur Proust ou la tentation de la peinture. Elle étudiait la réception dans la presse en France de la peinture allemande depuis les années 80. Deux sujets opposés : le mien plus littéraire devait aboutir finalement à une thèse. Le sien était tourné vers la peinture contemporaine avec une approche politique, ce qui faisait vraiment de nous “l’ancien et la nouvelle”.

Au cours des années qui suivirent, je la vis se chercher une voie nouvelle avec l’expression photographique.

Je compris alors que la véritable raison de cette étrange alliance de la carpe légère et du lapin studieux que nous formions, c‘était qu’elle tremblait, comme moi, de voir s’ évanouir soudain “le vierge, le vivace et le bel aujourd’hui” façon Mallarmé. Je le rattrapais au vol par l‘écriture. Elle le terrassait prestement à l’aide de ses photos.
Sa devise devint alors de plus en plus souvent celle de Kazlo Moholy-Nagy qui déclarait, dès 1927: L’analphabète du futur ne sera plus l’ illettré mais l’ ignorant en photographie. Or, je pensais comme elle qu’une photo de Cartier-Bresson ou un dessin de Plantu parviennent, mieux qu’un discours répétitif, à célébrer les heurs et les malheurs du monde.

L’ univers photographique de Doris, cette jeune femme joyeuse, un peu insolente avec notre austère professeur, cette ex-petite fille, un peu garçon manqué intrépide, qui se réfugiait dans le clocher de son village pour obtenir du monde une vision céleste, abordait la photo par des thèmes inattendus, assez violents et même parfois désespérés. Les titres parlent d’eux-mêmes : Chaos en Europe , Créative destruction, Kids of the world et son panneau Défense d’entrer interdisait de pénétrer dans ses funèbres
Sablières des bords de Seine.

Ses “voyage au bout de la terre” n‘étaient pas uniquement descriptifs et journalistiques car elle tenait (et tient toujours) à rendre compte du “mystère des choses”. “Et j’ai vu quelquefois ce que l’homme a cru voir” pouvait-elle dire après l’auteur du Bateau ivre. Elle désire, dit-elle toujours , “rendre visible un coin d’invisible”, en partant “d’ un contexte historique, politique, économique ou social”.

Tel est son beau programme des “Voyages au bout de la terre”. “Nature et histoire sont indissociables”, écrit-elle. “Le ciel? mais c’est à vous de le trouver !”, ironise t-elle, un peu mutine ( Heaven? It is up to you!) dans sa photo d’un nuage beige et festonné qui n’ a peut-être pas la gaité de ceux de Constable, cependant, “la désillusion est joyeuse” dit-elle. Tel est le secret caché de cette “force des femmes“dont elle fait preuve.

Yves Uro

Yves Uro est docteur en histoire de l’art, diplômé de La Sorbonne à Paris. Spécialiste de Marcel Proust, il intervient régulièrement lors de colloques et conférences et a écrit de nombreux livres sur le sujet. Il termine actuellement un deuxième doctorat sur les origines du cinéma.

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Doris has been my friend for more than 15 years now, in fact since we first met in college, in the nineties. Our teacher was the famous Eric Darragon whose book about Manet is now studied in all universities . We were then working hard to get “ un master 2 d’histoire de l’art” at Paris Sorbonne. My subject was “Marcel Proust’s fascination for painting”. She was studying the reception of German painting by the French press during the eighties. Two very different subjects, of course. Mine was more literary Hers was more concerned with contemporary painting from the political point of view. This shocking difference certainly made of us representatives of both “ancient and modern times”.

As time went by, I noticed she was now trying to find a different goal with photographic creations.

I began to understand that the real reason for our friendship was to be found in the lines of the famous French poet Mallarmé.. Like him (and like me) she constantly feared to lose “le vierge, le vivace et le bel aujourd’hui” ( “to be deprived of memories still green, still pure and still alive today”. As far as I was concerned, writing helped me to “stop the passing of time”. She stopped it with her photos.

Her favourite motto soon became Kazlo Mohony Nagy‘s who had declared in 1927: “The definition of the illiterate will soon be “people who know nothing about photography” and not “people who can’t read” Not unlike her, I always used to think that a photo by Cartier-Bresson or a political cartoon by Plantu in “Le Monde” will tell you more about the world’s folly than an everlasting speech about its pleasures and unhappiness.

I had a big surprise indeed, when I discovered Doris’ artistic creations for the first time. This definitely cheerful girl who was sometimes more cheeky with our mournful teacher than us, this fearless tomboy who sometimes used to climbed inside her village steeple to get a good view of the countryside, could then become violent and desperate Her titles were indeed quite revealing: Chaos in Europe, Creative destruction, “Entrance forbidden” to her sad Seine sandpits.

She went on travelling to the end of the world, not only to describe and to relate things, but to convey an impression of mystery. “Et j’ai vu quelquefois ce que l’homme a cru voir” says the French poet Arthur Rimbaud (and I sometimes really saw what Man imagined he was seeing). She still wishes to reveal “a part of what’s invisible” from a historical, political and economic point of view.

That’s exactly what her beautiful « Voyages au bout de la terre » (Travels to the end of the world) deal with. “Heaven? It’s up to you!” she says ironically. Her beige cloud is definitely less cheerful than Constable’s but « Disillusion can be cheerful!”, she says. Here lies the hidden secret of the “woman’s strength” she seems to own.

Yves Uro is a Doctor in art history from the French Sorbonne. He is specialized in the studies of Marcel Proust and he often participates in proustian conferences. He wrote a certain number of articles and essays on the subject and is currently working on a second thesis about French cinema in the thirties.

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> by FrancisPaul Curran

“Ars longa, vita brevis”

There are rare moments in life,when we stumble upon something
or are hit by something so special,so brilliant so beautiful,
that we become sunburst and snow blind
and the mind punch drunk and words bound and gagged
in the straight jacket of language because what we see
or feel before us is too big,too extraordinary
that it simply becomes too daunting to express,
that is the beauty of silence.
Your body of work is such a moment.
11-30-2011

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